Les grands labels internationaux

FSC, NaturLand, PEFC, GOTS, Eco-Umwelt, Ökopa, Ökotest, BDIH, EcoControl, IFAT

 
FSC, NaturLand et PEFC: la forêt durable

Ces trois labels visent des objectifs de préservation, exploitation durable, respect des biotopes et des populations forestières et valorisation des forêts.

  • Fortifier la pérennité et la richesse biologique des forêts ainsi que le caractère renouvelable de cette ressource naturelle en favorisant notamment les essences de bois indigène et en recherchant l’équilibre sylvo-cynégétique.
  • Interdire l’utilisation des produits chimiques de traitement et d’amendement. Proscrire l’utilisation des boues d’épuration.
  • S’engager dans l’amélioration continue de la gestion des forêts dans ses fonctions économiques, sociales et environnementales.
  • Donner au consommateur la garantie que le produit en bois qu’il achète a été récolté à partir d’arbres provenant d’une forêt gérée durablement. Privilégier la transformation de bois certifié auprès de toute la filière bois. Responsabiliser les populations locales des pays en voie de développement, sensibiliser les industriels, les gouvernements à une exploitation écologique raisonnée et à long terme des richesses des forêts.

Pour y voir plus clair, le magazine Ökotest (date : 2002) a établi le tableau comparatif suivant:

TEST Labels bois FSC Naturland PEFC
Objets de la certification Exploitation forestière, Produits bois Exploitation forestière, Travail et commerce bois Exploitation forestière, Produits bois
Qui est certifié ? Entreprises, groupes Entreprises Entreprises, groupes, régions
Superficie forêts certifiées en Allemagne (ha) Env. 423 000 Env. 53 000 Env. 6 000 000
Superficie forêts certifiées Monde(ha) Env. 29 600 000 en Allemagne Env. 43 800 000
Coupe à blanc interdite oui, avec exception oui oui, avec exceptions
Pesticides interdits oui oui non
Contrôle sur place avant attribution certification oui oui non
Contrôles réguliers indépendants oui oui non
Zone de référence exigée (forêts domaine public) oui oui non
Produits bois: chaîne de traçabilité exigée oui oui oui
Pourcentage bois certifié pour obtenir certification 70 96 70
NOTE ÖKOTEST Très bon Très bon Suffisant

À NOTER: Tous les produits en bois du catalogue Écodis apparaissant accompagnés du commentaire «gestion écologique de la forêt» bénéficient d’un de ces deux labels. La règlementation actuelle sur l’usage de ces logos ne nous permet pas de les faire apparaître dans le catalogue.

 
 
GOTS ( Global Organic Textile Standard)
Un label de qualité écologique sur toute la chaîne textile

Les principaux acteurs mondiaux de la filière du textile naturel (planteurs, négociants, filature, tisseurs, distributeurs et consommateurs) se sont regroupés au sein de l’association internationale GOTS pour définir un ensemble de critères écologiques tout au long de la chaîne de fabrication d’un textile. Le respect des critères du GOTS contrôlés par un organisme extérieur indépendant, assure donc une qualité écologique supplèmentaire à celle du coton biologique, pour une pièce textile. Tous les textiles présents dans le catalogue Ecodis sont certifiés GOTS et pour certains IVN the Best (niveau supérieur).

Les différents critères du cahier des charges GOTS interviennent sur les points suivants:

  • Exigence d’emploi du coton de culture biologique contrôlée ,
  • Pré traitement avant ennoblissement respectueux de l’environnement: interdiction ammoniaque, chlore, éclaircissants optiques,...
  • Teintures, auxiliaires de teintures, impression, pigments exempts de métaux lourds, sans danger toxicologique, sans utilisation de formaldhéhyde, de colorants azoïques, sans solvant aromatique,...
  • Apprêts naturels sans enzymes OGM; traitements mécaniques, thermiques et physiques seuls autorisés; retardateurs de flamme sévèrement contrôlés.
  • Accessoires de confection en matières naturelles et métal (éventuellement). En règle générale: pas de PVC, d’essence de bois menacé, pas de chrome ni de nickel.
  • Traitement des eaux usées par une station d’épuration en interne ou en externe.
  • Stockage sans pesticides et biocides de synthèse; transport optimisé suivant cahier des charges en vigueur localement.
  • Critères sociaux respectant les normes de l’OIT. Droit de se syndiquer, sécurité et hygiène sur les lieux de travail, salaires minimaux conformes aux normes minimales suivant le mieux disant, pas de discrimination concernant l’embauche, le salaire, l’avancement, etc...
 
 
Un institut pionnier: Eco-Umwelt à Cologne

Ce laboratoire qui s’occupe exclusivement des produits à caractères écologiques (écoproduits) a plus de 15 ans d’expérience et compte parmi les pionniers dans le contrôle des Écoproduits. Les clients sont de tous pays avec une large majorité d’Allemands, de Suisses, de Hollandais.

L’institut, à l’issue de ces contrôles, délivre un certificat ECO pour les produits soumis aux protocoles de tests, qui donne au consommateur la garantie que le produit a été contrôlé au point de vue de la toxicité pour l’environnement et pour la santé humaine. Un certain nombre d’opérations sont effectuées par cet organisme avec des principes de transparence entière des informations:

  • Contrôle des matières premières et des émissions.
  • Prise en compte des exigences spécifiques sur le plan écologique tout au long de l’élaboration des produits.
  • Conseils aux fabricants, maîtres d’oeuvre, architectes.
  • Évaluation des informations dans les revues techniques, normes DIN, etc...
  • Établissement d’attestations écologiques et toxicologiques.
Les domaines d’intervention de l’ECO-UMWELT INSTITUT sont divers: matériaux de construction, textile, revêtements de sol, meubles, cuir, matelas.
 
 
Ökopa: un plus en matière de papier recyclé

Par rapport au papier recyclé "conventionnel" ce label apporte les économies d’eau, de matières premières et d’énergies suivantes:

  • Utilisation de papier recyclé à 100% comme matière première dont un minimum de plus de 50% de papier à usage domestique (journaux, magazines, catalogues, livres,...) ;
  • Pas de désencrage du papier (décoloration/blanchiment) comme il est procédé habituellement pour le papier recyclé; d’où une couleur légèrement grise;
  • Préparation mécanique de la pâte du papier ce qui permet d’éviter l’utilisation d’agent de blanchiment ou de solvants chimiques;
  • Traitement du papier avec des résines naturelles et de la fécule de pomme de terre;
  • Consommation d’eau réduite à 10 litres par kilo de papier fini au maximum contre environ 200 litres pour le papier blanc;
  • Épuration biologique de l’eau en fin de fabrication;
  • Utilisation de mesures d’économie d’énergie comme par exemple la récupération de la chaleur résiduelle au cours de la fabrication;
Les gains en termes de bilan écologique sont appréciables par rapport au papier recyclé "conventionnel": économie d’énergie de 1 à 2, économie d’eau de 1 à 3 et rejet de matières organiques réduit de 35%.

 
 
Ökotest: un magazine et un label

Ce magazine mensuel indépendant est reconnu en Allemagne comme le plus important magazine du consommateur écologiste. Sa diffusion est de 125.000 exemplaires. Il comporte des articles de fond sur des modes de vie, des biens de consommation et d’équipement avec une problématique écologique. Il est aussi surtout connu pour ses tests de toxicologie, d’impact sur l’environnement et de rapport qualité/prix sur des produits. Le protocole de test avec les critères est exposé dans le journal; les tests étant effectués par un laboratoire indépendant.

ÖKOTEST délivre un label apposé sur l’emballage pour les produits recommandés par ses tests. Son impact auprès des consommateurs est important en Allemagne si bien que fréquement des fabricants changent la composition d’un de leur produit après un test défavorable relatif à la qualité ou au mode de fabrication du produit. Pour la sélection de certains produits du catalogue, nous nous appuyons sur les tests existants qui apparaissent accompagnés du logo ÖKOTEST.

 
 
Des cosmétiques naturels avec le BDIH en Allemagne

En collaboration avec des fabricants de cosmétiques naturels, l’association allemande BDIH a développé un cahier des charges pour les cosmétiques naturels contrôlés. Sur la base de cette directive, les cosmétiques naturels sont contrôlés au niveau de leurs composants par des instituts de contrôle indépendants. Seuls les produits qui répondent aux critères stricts de la directive sont autorisés à porter la marque de contrôle BDIH réservée aux « cosmétiques naturels contrôlés ».

Depuis l’introduction officielle de la marque au printemps 2001, plus de 2000 produits élaborés par environ 50 fabricants de cosmétiques, ont été contrôlés. Les produits présentant la marque de contrôle BDIH utilisent des substances naturelles autant que possible de culture biologique contrôlée ou de cueillette sauvage contrôlée (huiles, graisses et cires végétales de grande qualité, extraits d’herbes, eaux de fleurs ou huiles et arômes essentiels). Les avancées les plus récentes en termes de recherches scientifiques ainsi qu’en dermatologie, médecine, etc .. sont mises à profit pour faire évoluer les produits. L’utilisation des colorants organiques synthétiques, des substances aromatiques synthétiques, des matières premières éthoxylées, de la silicone, de la paraffine ainsi que d’autres produits dérivés du pétrole est évidemment proscrite.

Parmi les autres critères principaux du cahier des charges BDIH nous trouvons:

  • Protection des animaux
    On ne réalise de tests sur les animaux ni au cours de la fabrication ni au cours du développement ou du contrôle des produits finaux.
    Le recours à des matières premières issues de vertébrés morts (p.ex. graisse de baleine, huile de tortue, huile de vison, graisse de marmotte, graisse animale, collagène animal et cellules nouvelles) n’est pas autorisé.
  • Matières premières minérales
    Le recours à des sels inorganiques (p.ex. sulfate de magnésium) et à des matières premières minérales (p.ex. chlorure de sodium) est en principe autorisé.
  • Matières premières à intervention réduite
    Pour la fabrication de cosmétiques naturels, on peut utiliser des composants qui ont été extraits par hydrolyse, hydrogénation, réaction d’estérification, transestérification ou autres fissions et condensations des substances naturelles suivantes: graisse, lécithine, lanoline, etc...
    Renoncement délibéré aux colorants organiques synthétiques, aux substances aromatiques synthétiques, aux matières premières éthoxylées, à la silicone, à la paraffine et autres produits dérivés du pétrole.
  • Conservation
    Pour la sécurité microbiologique des produits, seuls certains conservateurs à l’état naturel sont autorisés outre les systèmes de conservation naturels: acide benzoïque, salicylique, etc...
  • Préférences sociales
    Matières premières issues autant que possible du Commerce Equitable et de projets de solidarité avec les pays du Sud.
 
 
EcoControl: Une assurance qualité écologique pour les produits non alimentaires

EcoControl est un organisme de vérification et de certification Allemand pour les produits écologiques, naturels et biologiques. Ainsi qu’un organisme certificateur de système qualité dans le domaine écologique. EcoControl agit uniquement dans le secteur non alimentaire. La certification EcoControl est une aide au choix de produits non alimentaire écologiques: la législation actuelle ne délivrant de labels de qualité écologiques que pour des produits issus de l’agriculture.

Parmi les principaux critères retenus lors des certifications:
- Principe de développement durable et soutenable pour l’environnement, la société, l’entreprise, les fournisseurs
- Les composants constituants le produit fini sont des produits issus de matières premières renouvelables. Aucun produit fossile (ou indirectement à base de produit fossile) n’est utilisé directement ou indirectement.
- La meilleure qualité écologique des produits, basée sur des normes internationales est choisie lorsque elle est disponible.
- Dans toute la chaine de fabrication ou de transformation aucun organisme génétiquement modifié ne doit être présent.

EcoControl certifie par exemple:

  • Les matières premières écologiques basée sur des plantes utilisées dans les cosmétiques biologiques (normalisés BDIH par exemple).
  • Les processus qualités des producteurs et des fabricants de matières premières naturelles et organiques utilisées pour les cosmétiques et les détergents biologiques (le baume pour le cuir présenté dans ce catalogue).
  • Les matières premières utilisées pour la production et la fabrication en accord avec la directive EEC 2092/91 sur l’agriculture biologique.
 
 
IFAT (International Fair Trade Association): Fédérer le commerce équitable

L’IFAT représente le plus important réseau mondial d’organisations de Commerce Equitable. Presque 300 organisations du commerce équitable dans 70 pays forment la base de de ce réseau tels que Max Havelaar, Oxfam, GEPA, Solidar’monde, etc... L’association connaît un écho grandissant auprès des consommateurs, des organisations gouvernementales et inter-gouvernementales. Approximativement 65% de nos membres sont basés dans le Sud (c’est-à-dire l’Afrique, Le Moyen-Orient, L’Asie et L’Amérique du Sud), le restant venant d’Amérique du Nord, du Pacifique et d’Europe.

L’IFAT a élaboré plusieurs principes qui doivent être respectés par ses associations membres au moyen de contrôles appropriés.

  • Créer des opportunités pour les producteurs qui sont économiquement en situation de désavantage. Le commerce équitable est une stratégie pour le combat contre la pauvreté et pour le commerce durable. Son but est de créer des opportunités pour les producteurs désavantagés ou marginalisés par le système du commerce conventionel.
  • La transparence et la crédibilité. Le commerce équitable implique la transparence comptable et des relations commerciales afin de négocier équitablement et respectablement avec les partenaires commerciaux.
  • Extension de compétences. Le commerce équitable vise à développer l’autonomie des travailleurs. Les organisations de l’association s’engagent dans des relations durables permettant aux producteurs et aux organisations de marché d’améliorer leurs capacités de gestion et leur accès sur les nouveaux marchés.
  • Promouvoir le commerce équitable. Les organisations du commerce équitable sensibilisent au commerce équitable et à la possibilité d’une meilleure justice dans le monde. Elles communiquent les informations aux clients concernant l’organisation, les produits, et les conditions dans lesquelles ils ont été fabriqués. Elles utilisent des techniques de marketing honnêtes et tendent vers les normes les plus élevées en matière de qualité de produits et d’emballages.
  • Le paiement d’un prix juste. Un prix juste dans un contexte local ou régional est convenu après dialogue et concertation. Cela couvre non seulement les côuts de production mais permet également une production qui est socialement juste et respectueuse envers l’environnement. Il fournit un prix juste aux producteurs et prend en compte le principe de salaire égal pour un travail équivalent entre hommes et femmes. Les organisations de commerce équitable assurent un paiement immédiat à leurs partenaires et, dès que cela est possible, des pré-financements avant la récolte ou la production.
  • Egalité des sexes. Le travail de la femme doit toujours respecté et récompensé. Les femmes sont impliquées au sein des organisations et payées à concurrence de leur participation aux processus de production.
  • Les conditions de travail. Un environnement de travail sain et sûr pour les travailleurs.
  • Le travail des enfants. Les organisations du commerce équitable respectent la convention des Nations-Unies sur les droits des enfants, ainsi que les lois et normes sociales qui sont appliquées localement afin de s’assurer que la participation des enfants dans les processus de production des produits équitables ne va pas á l’encontre de leur bien-être, de leur sécurité, de leur besoin d’éducation et de jeux.
  • L’environnement. Le commerce équitable encourage activement de bonnes pratiques environmentales et l’application de méthodes responsables de production.
  • Les relations commerciales. Les organisations de commerce équitable font du commerce en tenant compte du bien-être social, économique et environnemental des petits producteurs marginalisés et ne font pas de profit à leurs dépends. Elles maintiennent des relations durables qui reposent sur la confiance et le respect mutuel.